L’art-thérapeute intervient entre l’objet et son créateur, comme un tiers devant permettre l’évolution du regard sur la création et, par ricochet, sur soi. Il ne s’agit pas pour lui d’interpréter une création, mais de repérer ce qui est mis en jeu de la personne, leviers d’une transformation possible.

L’art-thérapie se sert de l’inconscient (notamment dans le rapport au corps qu’elle induit) mais travaille également la conscientisation des blocages à l’œuvre tout au long du cheminement créatif.





Spécificités de l’art-thérapie au regard d’ateliers dits artistiques

L’art-thérapeute est là pour permettre la prise de parole, l’expression de la personne en tant qu’individu singulier. Il agit comme soignant, à ce titre il ne se préoccupe des canons de la beauté que comme révélateurs d’un lien entretenu avec la société et ce qu’elle impose, autorise, et reconnaît. Il se sert de l’art à des fins thérapeutiques : l’art n’est pas un but en soi. Ce qui importe est le processus qui s’enclenche grâce à la création. Le résultat final, par exemple, n’a d’importance que comme composante du cheminement créatif (un ‘ratage’ a autant de valeur qu’un objet qui correspondrait à une norme esthétique reconnue par l’individu créateur).

En tant qu’artiste spécialiste des disciplines qu’il propose, il se doit cependant d’apporter des connaissances et compétences selon la demande de la personne, devant lui permettre d’élargir son point de vue, sur la création et sur son positionnement propre face à l’art.